La Parqueterie Berrichonne dans la tourmente

Coup dur à la Parqueterie Berrichonne d’Ardentes : 70 à 90 licenciements devraient intervenir à la fin du mois de mars.
La spirale infernale. Après Eurostyle, Mead et Montupet – pour ne citer que celles-là – une autre entreprise majeure du paysage économique départemental est touchée de plein fouet par la crise : La Parqueterie Berrichonne, véritable institution ardentaise puisqu’elle y est installée depuis 1947, vient d’annoncer un plan social de très grande envergure. Près de 40 % des 200 employés actuels pourraient être concernés par une vague sans précédent de licenciements. On évoque en effet la suppression de 70 à 90 emplois.
Les difficultés ne sont pas nouvelles pour cette société spécialisée dans le parquet haut de gamme, reprise en 1999 par le groupe italien Margaritelli. C’est « simplement » la nature des problèmes qui a changé. La dizaine de licenciements de l’été 2005 et les 30 licenciements de février 2006 s’expliquaient par des raisons conjoncturelles : une sous- consommation hexagonale associée à une chute des exportations.
Concurrence chinoise
Cette fois, les soucis sont malheureusement plus profonds car structurels : au cours du premier semestre 2008, la Parqueterie Berrichonne a perdu 44 % de ses clients dans la grande distribution, du fait de la terrible concurrence des produits chinois. De bien moins bonne qualité, ils sont aussi beaucoup moins chers…
La crise économique de la fin d’année passée a mis un terme définitif aux espoirs de reprise rapide : le chiffre d’affaires ayant baissé de moitié (NDLR : 46 %) en janvier et février, les dirigeants de la Parqueterie Berrichonne viennent donc d’officialiser la terrible nouvelle : la disparition de 70 à 90 emplois, qui devrait intervenir à la fin du mois de mars. Rappelons que les employés de l’entreprise subissaient déjà des mesures de chômage partiel depuis le mois de mai 2008.
Bruno Mascle